Gabon : aucun retour de la PIP prévu en mars 2026

Une information annonçant le retour de la Prime d’incitation à la performance (PIP) en mars 2026 a largement circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours, suscitant espoirs, interrogations et réactions ironiques au sein de l’opinion publique et de la fonction publique gabonaise. Après vérification, cette annonce s’avère infondée.
La rumeur prend source dans une publication diffusée le samedi 24 janvier sur la page Facebook du média en ligne privé Point FOCAL, suivi par environ 420 abonnés. Le message, présenté comme une alerte d’actualité, affirmait : « PIP : la Prime d’incitation à la performance fait son retour en mars 2026 ».
Rapidement relayée par plusieurs internautes, la publication a suscité de nombreux commentaires, dont certains ouvertement sarcastiques. Sur la page Facebook d’un internaute, l’un des commentaires les plus partagés évoquait notamment « le coca de 2 milliards », traduisant le scepticisme ambiant face à cette annonce non étayée.
Le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, a formellement démenti l’information. Par la voix de sa conseillère en communication, Eliana Mbele, le ministère affirme qu’aucune décision ni annonce officielle ne prévoit le retour de la PIP en mars 2026.
Selon la même source, un démenti a été exigé auprès du média à l’origine de la publication afin de freiner la propagation de cette fausse information. De fait, la publication incriminée a été retirée du fil d’actualité de la page Facebook concernée peu après sa diffusion.
Pour rappel, la Prime d’incitation à la performance est une allocation trimestrielle fondée sur le principe du mérite, destinée à encourager la performance des agents publics et à améliorer la qualité du service public. Elle avait été mise en place en 2014, en remplacement des fonds communs.
L’annonce d’un retour de la Prime d’incitation à la performance en mars 2026 relève donc de la désinformation. Aucun élément officiel ne vient corroborer cette affirmation. Dans un contexte où les réseaux sociaux constituent un vecteur rapide de diffusion de l’information, les citoyens sont invités à faire preuve de vigilance et à privilégier les sources institutionnelles et vérifiées.



